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Aujourd'hui, les Organismes Génétiquement Modifiés ou OGM, sont au cœur de notre actualité. Ils suscitent un débat à savoir s'ils sont bénéfiques ou dangereux pour l'homme et son environnement. Nombreux sont ceux qui se posent la question sans réellement savoir ce qui se cache derrière ce sigle. En premier lieu nous allons essayer d'y voir un peu plus clair pour aboutir à notre étude : les OGM font-ils partie des hybridations ?

De nos jours, un grand débat oppose les scientifiques afin de confondre deux hypothèses :

- Les OGM font partie des hybridations

- Les OGM ne font pas partie des hybridations.

 Laquelle de ces hypothèse sera validée ?

Selon nous, les OGM font partie des hybridations et nous allons proposer plusieurs arguments.

 

 

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Qu'est ce qu'un OGM ? 

Un OGM est un Organisme Génétiquement Modifié. C'est-à-dire un organisme dont le matériel génétique a été modifié par l'ajout d'un où plusieurs gènes étrangers à cet organisme. Ces OGM peuvent être aussi bien des virus, des unicellulaires (comme les bactéries éventuellement) que des plantes ou des animaux. Grâce à des techniques concernant le génie génétique, on peut transférer un ou plusieurs gènes dans le patrimoine génétique d’un organisme. Ces techniques engendrent alors la modification, l’introduction ou la suppression de caractères. Ces techniques sont réalisées par la manipulation de l'homme, par recombinaison naturelle ou par multiplication végétative. Les gènes introduits dans ces organismes peuvent provenir de n’importe quel organisme vivant par l’intermédiaire notamment de l’universalité du code génétique. Ces techniques utilisées sont appelées transgenèse. Les OGM seront alors nommés organismes transgéniques.

 

Comment réalise t-on un OGM ?

La fabrication d'un OGM s'effectue en 7 étapes :

Première étape :

Elle consiste à identifier le gène d’intérêt que l'on souhaite introduire dans notre organisme.

Deuxième étape :

Après avoir identifié notre gène d’intérêt contenu dans un ADN, on le prélève puis on isole ce gène dans une enzyme de restriction. Ces enzymes sont capables de couper l'ADN de façon précise et donc de couper les parties correspondant au gène.

Troisième étape :

Pour adapter à la nouvelle espèce ce gène prélevé à l'organisme qu'on l'on souhaite modifier, plusieurs modifications doivent être réalisées. La plus importante est de s'assurer de son expression dans la cellule OGM, pour cela, l'utilisation d'un promoteur est nécessaire.

Quatrième étape :

Une fois que l'on a isolé le gène, il faut le multiplier. Pour ce faire, le gène est introduit dans une construction génétique comprenant un gène marqueur qui permet de distinguer les cellules qui ont intégré le gène que l'on a introduit.

Cinquième étape :

Pour introduire le gène dans l'ADN de la cellule il existe plusieurs techniques. Les deux techniques les plus utilisées sont les suivantes : transfert biologique et transfert direct. La première requiert l'utilisation de la bactérie Agrobacterium tumefaciens, qui est capable de s'insérer dans le génome des plantes. Le gène est intégré dans le plasmide de la bactérie, qui le véhicule jusqu'à l'ADN de la cellule à modifier. Mais cette méthode ne fonctionne pas chez toutes les espèces. La deuxième méthode uilise un canon à particules. Les constructions génétiques sont fixées sur des billes microscopiques. Elles sont alors projetées à très grande vitesse sur les cellules à modifier et traversent leur paroi. Les billes sont ralenties au fur et à mesure qu'elles traversent les différentes couches cellulaires. Quelques cellules vont intégrer spontanément les gènes dans leur génome, mais cela se fait de façon aléatoire dans l'ADN de la cellule. L'obtention d'une lignée transgénique stable peut durer plusieurs mois. Cette méthode est la plus utilisée en industrie biotechnologique.

Sixième étape :

A cette étape, on doit utiliser le gène de résistance à un antibiotique que l'on va bombarder en même temps que le gène d'intérêt pour qu'il puisse servir de marqueur, afin d'identifier les cellules qui ont capté le gène d'intérêt, en les mettant en contact avec un antibiotique. Celles qui lui résistent ont capté le gène de résistance à l'antibiotique et donc le gène d'intérêt. Les autres ne l'ont pas et sont éliminées.

Septième étape :

La dernière étape consiste à générer les futures graines grâce aux cellules génétiquement modifiées retenues.

 

 

Pourquoi pensons-nous que les OGM font partie des hybridations ?

Tout d'abord, nous savons que les OGM et l'hybridation consistent tous les deux en un croisement entre deux individus différents même si certes, leur obtention ne se produit pas de la même manière. Prenons l'exemple de l'OGM : l'organisme, que l'on souhaite améliorer ou modifier sera croisé avec un individu choisi, au moyen du transfert d'un gène selectionné pour un caractère précis.

Pour le cas de l'hybridation, on va tout simplement croiser les deux espèces, races, variétés ou genres. L'hybridation donnera par la suite naissance à une nouvelle espèce, on appellera ce nouvel individu hybride. Il y a croisement entre les deux individus différents malgré le fait que le protocole ne soit pas le même.

On peut constater par la suite, que les OGM sont produits par la manipulation de l'homme tout comme l'hybridation. Cependant, les hybridations peuvent être naturelles ou artificielles. On peut en déduire que les OGM feraient partie des hybridations artificielles car ils ne sont produits que par la manipulation de l'homme.

Les hybrides et les OGM ont également des points communs :

-Ils sont fréquemment créés dans un même objectif: enrichir quelques firmes dans le monde.

 -Ils sont souvent créés dans le but de privilégier certains caractères : rendre le maïs plus résistant aux insecticides, donner un meilleur goût à certains aliments (cas de la clémentine : croisement entre orange douce et mandarine).

 - L'homme connaît les OGM depuis qu’il fait des hybridations donc les OGM ont été créés à partir des hybrides. On peut en déduire qu'ils font partis des hybridations.

Malgré ce que l'on vient de dire, l'utilisation des OGM entraine beaucoup critiques contrairement aux hybridations. D'après certains scientifiques et agriculteurs, les OGM sont dangereux pour l'homme et son environnement, ce qui ne serait pas le cas des hybridations. Pourtant personne ne peut affirmer que les hybridations sont dangereuses, dans la mesure où elles sont utilisées la plupart du temps en laboratoire par des scientifiques.

Peut-être que les hybridations suscitent moins de polémiques que les OGM parce qu'elles sont moins utilisées. Que se passera t-il si on intensifie leur utilisation ?

Nous pensons que les OGM sont des hybridations même si leur obtention est différente, car ces deux procédés sont des croisements; par ailleurs les hybridations sont à l'origine des OGM. Au sein du monde scientifique, chacun expose ses arguments. Cependant il est difficile de se faire une idée fixe et sans nuance. Les idées sont encore floues et ce débat continue de faire polémique. 


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